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MAIS POUR L’INSTANT…À l’AQTIS, on nous dit que si les monteurs veulent enfin avoir un département signifiant et fort, (le département est sans représentant depuis des lustres), le moment est bien choisi, car l’AQTIS s’apprête à changer ses statuts et règlements dans l’année 2007. On nous a fait savoir que la porte était ouverte à une plus grande autonomie des départements… De plus, nous aimerions rappeler que l’AQTIS possède l’exclusivité du droit de représentation pour les artistes monteurs devant la Commission de Reconnaissance sur le Statut de l’Artiste au Québec et a déjà une entente dont nous pouvons bénéficier largement. L’AQTIS détient aussi légalement les rennes des négociations devant l’APFTQ. QU’EST CE QU’ON FAIT AVEC ÇA?Après maintes et maintes discussions au sein du comité des Treize, nous en sommes venus non pas à une conclusion, mais plutôt à une proposition… Nous croyons sincèrement qu’une association qui veut défendre les droits et privilèges de ses monteurs doit, pour le moment, passer par l’AQTIS pour traiter tout ce qui concerne l’aspect syndical et légal. Personne d’entre nous n’a ni les ressources, ni le temps de mettre sur pied une autre association syndicale ou une Guilde indépendante de l’actuelle AQTIS. Nous proposons donc, en quelque sorte, de nous engager à « noyauter» l’AQTIS, d’en faire notre instrument de revendications et d’en utiliser les ressources, les structures et les moyens afin de mettre de l’avant notre métier et nos conditions de travail. Mais pour que ça marche, il faut nécessairement que les monteurs s’impliquent. C’est le seul moyen! Sans pour autant être militants, une grande proportion d’entre nous est déjà membre de l’AQTIS. Et plusieurs ne le sont pas. Cela crée donc deux groupes de monteurs dans l’industrie : ceux qui en général doivent fonctionner selon les principes de l’AQTIS et ceux qui fonctionnent selon ce que les producteurs/employeurs déterminent comme étant les conditions de travail, le plus souvent sans règles aucune. C’est là la réalité qui nous a été décrite par plusieurs d’entre vous. On ne fait le procès de personne et nous ne sommes pas ici ce soir pour « vendre des cartes » comme on dit, mais il devient de plus en plus clair que si tous les monteurs adhèrent à l’AQTIS, cette cohésion pourrait enfin nous donner la force et le poids pour négocier des ententes représentatives de notre métier au sein de l’industrie actuelle. Chose certaine, ce qu’il faut savoir, c’est que de leur coté, les producteurs, eux, s’organisent. Ce n’est pas une menace en soit, mais nous croyons qu’il faut rester vigilants. Car plus ça va, comme vous le savez bien, plus nos conditions de travail sont difficiles à négocier, plus la reconnaissance du métier est précaire et plus on a affaire à des producteurs avec plus ou moins d’expertise.
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