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Page 3 sur 6 La question du temps alloué au montage a été fortement discutée également. Plusieurs ont souligné que le texte proposé par le Comité des Treize était peu achevé et qu’il méritait d’être plus structuré. Il a paru vague à quelques uns. Il a été suggéré qu’il soit davantage affirmatif, et qu’il cherche à établir des barems clairs de temps de montage minimums. On a suggéré qu’à mi-chemin d’un montage, le monteur puisse avoir la possibilié de réévaluer le temps nécesaire à la finition du montage et du film. Chaque film demandant un cadre bien particulier, il faut que le monteur puisse se réajuster en cours de route. Plusieurs semblent d’accord avec l’idée que des projets divers puissent avoir des temps de montage différents. Une remarque générale est que les monteurs manquent de plus en plus de temps de montage. Cela semble être devenu un problème chronique. Il semble faire l’unanimité que la venue du numérique a considérablement rétrécit notre temps de montage et qu’il est important de réagir de façon solidaire. Certains ont souligné que des monteurs acceptent de faire des montages en très peu de temps, ce qui crée, aux yeux des producteurs, des précédents sur lesquels ils s’appuient ensuite pour négocier à la baisse. Le fait qu’on accepte trop souvent des conditions inacceptables ne nous aide pas par la suite à négocier de meilleures conditions. Certains ont mentionné l’importance de faire un front commun, de se solidariser. Le Comité des Treize a proposé de faire une réécriture de ce chapître sur le temps en précisant davantage la nécessité que soit reconnue aux monteurs l’expertise et la crédibilité d’évaluer le temps nécessaire au montage d’un film. Il a été noté qu’il est important que les monteurs puissent être en mesure de savoir évaluer un travail (selon le budget, la présence ou non d’un assiatant, la quantité de matériel, etc…). Une monteuse a insisté sur le danger de ne se fier qu’au budget ou à la quantité de matériel pour évaluer le temps de montage, car certains films à petit budget et avec peu de matériel prennent souvent beaucoup de temps en salle de montage, justement pour arriver à combler les carences du tournage… Plusieurs monteurs semblent trouver important qu’on établisse tout de même une grille minimum de temps de montage, afin d’avoir des repères. On a mentionné le fait que plus on va arriver à définir des règles, plus les autres vont être au courant de ces règles-là. Certains ont mentionné que le temps pour visionner les rushes devrait être inclus obligatoirement dans le temps global de montage, et donc dans le contrat. Il a été souligné qu’il est important de faire de l’éducation afin de sensibiliser les producteurs et les monteurs eux-mêmes à la nécessité d’avoir du temps. L’importance d’avoir accès au budget a également été soulevée. Selon plusieurs, il est nécessaire de faire comprendre aux producteurs que l’investissement du tournage peut être bonifié par le temps de montage. Leur faire comprendre que le le montage est excessivement payant pour un film. Des monteurs ont soulevé le désir qu’on établisse c’est quoi une journée normale de travail. Il a été suggéré qu’on arrive à énumérer tous les facteurs qui pourraient nous aider à évaluer le temps de montage nécessaire. Un monteur a suggéré que le Comité des Treize fasse appel à la collaboration des monteurs en leur demandant d’envoyer au Comité l’échéancier de travail qu’ils ont actuellement. L’idée est que chaque monteur décrive le projet sur lequel il est en train de travailler en ce moment, et qu’il envoie au Comité le détail du temps dont il dispose, en mentionnant si cela est suffisant. Cela pourrait, comme pour le sondage sur les salaires, nous donner une bonne idée de la situation présente des motneurs en ce qui concerne le temps de montage. On pourrait en arriver à un modèle assez juste. Il a été proposé de considérer ce temps en fonction de journées de 8 heures de travail. Le Comité des Treize étudiera cette intéressante suggestion.
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