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Page 2 sur 6 La question des catégories de montage a été une des plus discutées. Une chose semble faire unanimement problème : l’appellation chef-monteur. Plusieurs ont dit que cela crée des catégories de monteurs et ont noté le danger de faire une distinction entre monteur et chef-monteur. Des monteurs qui travaillent surtout en magazine ont souligné que dans ce secteur, ce terme ne s’emploie pas. Le Comité des Treize a précisé que ce terme avait été utilisé pour souligner le fait que le monteur est un chef d’équipe, un chef de département. C’est en fait la personne qui est responsable de l’équipe. Mais le mot chef-monteur semble vraiment déranger la majorité des gens présent en plénière. De plus, pour les monteurs qui font surtout du documentaire, et où les équipes sont réduites souvent au minimum pour ne pas dire au monteur seul, le mot chef-monteur semble inapproprié selon certains. Nous avons convenu de nous pencher sur cet irritant, et de tâcher de trouver une autre appellation qui causerait moins de problème pour l’ensemble des monteurs. Quelqu’un a suggéré d’éliminer la notion de chef, mais d’établir un cahier de charges très précis qui énoncerait les responsabilités du monteur, ainsi que ses droits en regard du travail à accomplir. Plusieurs semblent vivre la même situation : les tâches augmentent sans cesse, le temps de montage diminue, les assistants se font de plus en plus rares. Devant ce constat, il a été suggéré d’en arriver à avoir une liste par écrit des tâches dont le monteur est responsable. En effet, quelqu’un a souligné que si ces tâches sont écrites et reconnues, il sera plus facile de négocier du temps de montage. Beaucoup ont exprimé l’importance de se tenir, d’être solidaires afin d’être plus forts devant les producteurs. Une chose semble recueillir l’appui de beaucoup, c’est qu’il faut tâcher de trouver un moyen pour que le monteur soit engagé du début à la fin du processus, c’est-à-dire jusqu’au mixage sonore. Notre responsabilité doit être reconnue jusqu’à la fin de toutes les étapes de la post-production (montage, montage sonore, laboratoire, on-line, étalonnage, titrage, génériques, musique, mixage). Plusieurs monteurs ont dit s’impliquer à ces étapes, mais toujours sans être payés. Ils le font par engagement envers le film, et c’est cet engagement qu’ils voudraient faire reconnaître. La nécessité d’avoir un contrat clair a été soulignée plus d’une fois lors de la réunion.
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